Deux femmes de Martina Cole

Publié le par Le-coin-litteraire

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Deux femmes

Martina Cole

727 pages

 

Résumé

 

 

 

Dans l'East End, banlieue sinistrée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont l'ordinaire. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l'humour et l'amour infini qu'elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d'ange. Mais Barry ne sait pas l'aimer, et la frappe à la moindre contrariété. Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c'est d'avoir protégé ses quatre enfants d'un monstre. Eux, au moins, lui auront échappé. On la transfère dans la cellule de Matilda Enderby, meurtrière elle aussi. Les destins de ces deux femmes vont se nouer à jamais. Personne n'aurait pu prédire quelles conséquences aurait leur rencontre...

 

Avis

 

Cette lecture commune organisée par le forum Partage Lecture m'a tout de suite attirée lorsque j'ai lu son résumé.

 

C'est donc tout naturellement que je me suis lancée dans la lecture de ce pavé de 727 pages. Dès le début, ce qui saute aux yeux, il faut bien se l'avouer, c'est le langage dur et injurieux permanent. Car c'est bien la réalité, peu de passages en sont dépourvus. Il m'a dérangé au départ car il rendait la compréhension et l'avancée de la lecture très difficile ! J'ai trouvé les premières pages très longues, et l'engouement n'était pas toujours au rendez vous.

 

Cependant, à force de tourner les pages, je me suis passionnée de plus en plus pour l'histoire de Susan. C'est un personnage attachant, tellement triste et tiraillé qu'on ne peut faire autrement que d 'éprouver de la pitié pour elle et de la sympathie. J'ai beaucoup aimé son caractère, sa force et son désir de changer de vie. Et peu à peu, on oublie le langage injurieux pour se fondre dans l'histoire. Quand elle rencontre Barry, c'est le coup de foudre pour elle, elle voit en lui ce qu'il n'est pas, l'imagine bien différent de son père. Et pourtant, si Barry s'est si facilement approché d'elle c'est purement et simplement pour s'attirer la sympathie de son père.

 

Les relations dans ce roman sont très complexes. On passe rapidement de la violence à l'amour, si bien qu'on s'y perd très souvent et c'est ce qui , je pense nous pousse à toujours vouloir en savoir plus.

 

J'ai aimé l'histoire, l'intrigue même si j'ai souvent trouvé Susan tout à fait stupide que ce soit pendant la période où elle est mariée ou après la mort de Barry.

Quand elle se retrouve emprisonnée pour le meurtre de cet homme, elle refuse de dire la vérité, de révéler la raison de son geste, et longtemps on lui en veut de ne rien faire, de ne rien dévoiler, de se laisser accuser sans chercher à se défendre.

 

Quand enfin on apprend la vérité ( que je garderai soigneusement pour moi ), c'est un choc, et le mutisme de Susan devient alors héroïque.

J'émets cependant un bémol concernant la 4ème de couverture. Je pense qu'il est normal de prévenir les futurs lecteurs car la relation avec Matilda n'a pas vraiment énormément d'importance dans l'histoire, je trouve ce résumé un peu mensonger. Cela ne gâche néanmoins rien dans l'histoire qui m'a fascinée, il faut bien l'avouer.

 

Je conseille donc à tout le monde d'essayer de passer au dessus des premières impressions, et de se laisser aller à l'histoire sans réserve.

Publié dans Lettre C

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